Jim et Bertrand – Welcome soleil

Une chanson pour l’été!

 

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Fleurs solaires

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Ciné-java

Il y a des jours, lorsque je regarde l’état de la planète, quand je vois les psychopathes, menteurs, racistes et idiots de service qui prétendent la diriger, où il m’arrive de penser (de plus en plus souvent) que l’humanité est une erreur de l’évolution. Par les temps qui courent, notre «civilisation» ressemble à un mauvais films de série B.

 

Avec Laren Bélec à la guitare acoustique, Gabi Macaluso à l’accordéon et Michel Viau à la contrebasse.

 

 

c’est la java du millénaire
la danse meurtrière
la java-catastrophe
quand c’pas la menace nucléaire
c’t’un tremblement de terre
vaut mieux êt’philosophe
la couche d’ozone est en dentelle
le soleil est mortel
la terre est en surchauffe
on s’empoisonne les neurones
au dioxyde de carbone
d’la machine gloutonne
et tout au fond du ciel peut-être
y a-t’il une comète
quelque part qui nous guette
et comme si ça n’suffisait pas
on va au cinéma
voir sauter la planète

c’est la java des militaires
la danse de la guerre
la java d’lhécatombe
pour un p’tit bout d’frontière
on se refait l’enfer
voilà qu’il pleut des bombes
le poitrail bardé de médailles
des généraux mitraillent
tout ce qui a une ombre
pour la paix ils creusent des tombes
après tout les colombes
c’est juste de la volaille
et quelque part un Cro-magnon
le doigt sur le bouton
prépare nos funérailles
et comme si ça n’suffisait pas
on va au cinéma
voir des champs de bataille

c’est la java d’la destruction
java d’la pollution
ronde des marées noires
à force de produire nos poisons
un beau jour nous n’aurons
même plus la mer à boire
entre le plomb et l’cyanure
les rivières au mercure
et les grands dépotoirs
on s’prépare un drôle de futur
une énorme facture
pour la suite de l’histoire
quelque part un laboratoire
rejette dans le noir
une étrange mixture
et comme si ça n’existait pas
on va au cinéma
contempler la nature

c’est la java d’la surenchère
java des billets verts
tourbillon des millions
l’ultime somnifère
la nouvelle religion
c’est la consommation
on rêve de gros comptes bancaires
on d’viendrait mercenaire
pour faire plus de pognon
et voilà que l’humanitaire
est un grand cimetière
où pousse le béton
et quelque part au clair de lune
dans un abri d’fortune
un enfant dort à terre
on aime mieux oublier tout ça
on va au cinéma
pleurer sur la misère

c’est la java de la querelle
c’est la tour de Babel
java d’la déraison
discours perpétuels
en langue artificielle
faudrait une traduction
on invente des vocabulaires
où des mots remplis d’air
font office d’ornements
puis on nous bombarde d’images
fausses comme les langages
où il n’y a que de vent
quelque part le vide fait du zèle
dans l’immense bordel
d’la communication
et comme on ne se parle pas
on va au cinéma
voir un film d’action

c’est la java de la bêtise
la danse de la crise
java de l’illusion
pendant que le monde agonise
le mensonge fait mainmise
sur la situation
on n’arrête pas d’dire des sottises
en faisant l’analyse
de not’tournage en rond
on se regarde le nombril
en criant au génie
de nos cogitations
quelque part dans le grand fouillis
la folie se réjouit
de notre confusion
et comme si ça n’suffisait pas
on va au cinéma
s’offrir des émotions

c’est la java d’l’agitation
java d’l’aberration
une danse frivole
alors même que tout dégringole
on s’dit qu’on a l’contrôle
sur nos vies d’bestioles
on agit en propriétaires
faudrait pas oublier
qu’on est juste locataires
notre bail va s’faire résilier
si on r’fuse de changer
un p’tit peu nos manières
quand la Terre va se secouer
ça va déménager
dans toutes les chaumières
quand la Terre en aura assez
elle nous fera danser
dans tous les hémisphères
danser une java d’enfer
une java du tonnerre
notre java dernière

 

Paroles et musique: © Francine Hamelin (SOCAN) (tiré de l’album L’envers des jours)

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Bears of Legend – La rivière

Un de mes groupes préférés, originaire de Shawinigan. Ils sont absolument fabuleux sur scène.

 

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Totems des sables, oiseau des oasis

Aquarelle

 

 

 

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Et toutes les rivières…

à l’envers des décors
de la vie de la mort
lorsque la nuit s’achève
est-il une autre aurore
d’où prendre mon essor
loin du temps qui s’enfièvre

tous ceux que j’ai connus
et qui sont disparus
au bout de routes brèves
tout ce que j’ai vécu
et tout ce que j’ai vu
n’est peut-être qu’un rêve

et toutes les rivières coulent vers l’inconnu

j’entends tant de prières
qui montent de la terre
pour que vienne une trêve
que de toutes nos guerres
retombe la poussière
et que la vie se lève

nos drapeaux d’illusions
ne sont que déraisons
prisons et servitudes
au bout de nos questions
comme un très grand frisson
passe la solitude

et toutes les rivières coulent vers l’inconnu

au bout des corridors
de la vie de la mort
mon âme se dénude
et le temps que j’explore
dans un grand corps à corps
le temps est finitude

et loin du bruit confus
où s’agitent éperdues
foules et multitudes
loin des malentendus
et des déconvenues
de nos incertitudes

les rivières toujours coulent vers l’inconnu

au bout de ce voyage
est-il d’autres rivages
où finit l’inquiétude
des pays de courage
où rompre l’engrenage
de notre lassitude

nos masques de raison
ne sont que dérision
quand nous quittons la scène
au bout de nos saisons
est-il des horizons
où le cœur est sans peine

et toutes les rivières coulent vers l’inconnu

derrière les miroirs
les reflets provisoires
des apparences vaines
est-il une autre histoire
sans murs sans étendards
sans douleur et sans haine

loin des routes sans but
où nous aurons couru
jusqu’à en perdre haleine
plus loin que la cohue
des désirs ambigus
qui hantent nos semaines

les rivières toujours coulent vers l’inconnu

nous sommes en sursis
dans l’immense folie
de la bêtise humaine
au bout des tragédies
est-il une magie
qui brisera nos chaînes

au cœur de nos saisons
y aura-t-il des ponts
entre nos solitudes
que dans la confusion
des vies en tourbillon
passe la plénitude

car toutes les rivières coulent vers l’inconnu

 

© Paroles et musique: Francine Hamelin (SOCAN)

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Sylvie Tremblay – Les femmes et les oiseaux

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