Fleurs de feu

 

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Hauts vents de l’univers

 

hauts vents de l’univers
passant sur mon âme
comme un frémissement
d’ondoyante lumière
je respire jusqu’au fond de moi votre liberté

hauts vents de feu
vous insufflez jusqu’à la moelle de mes os
cette chaleur vivante
des plus vastes étés

je vous accueille
dans l’argile de mon corps
comme une soudaine délivrance
vous ouvrez dans mes veines
une saison magnifique

 

© Francine Hamelin (tiré de L’argile et la flamme)

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Pour un instant d’éternité

 

mais si je ferme les paupières pour un instant
un seul instant d’éternité
ne me dis point que tout finit

j’en appelle aux grands vents qui savent bien
que les paysages toujours se prolongent
j’en appelle aux saisons profondes
de l’être et de l’arbre
au miracle infiniment renouvelé
de chaque feuille de chaque enfance

ah je sais comme tout est vivant
et comme nous sommes semblables
et combien nous sommes fragiles
je sais que rien n’est achevé
je voudrais dénouer toutes nos craintes
et les images enfouies au coeur de l’espace

je tremble de chaque blessure

vois
j’ai allumé une lampe comme un phare
dans le sommeil lourd et froid de l’ombre
et je guette à la fenêtre
les premiers signes de l’aube

j’approche pas à pas
le matin qui se lève

 

© Francine Hamelin (tiré de La femme envolée et autres poèmes du feu et de la soif)

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J’ai une araignée au plafond

Parce qu’en ce monde de «grandes personnes» et d’une «réalité» qui confine parfois à l’horreur, il faut bien garder un brin de folie…

 

Avec Lauren Bélec à la guitare électrique, Michel Viau à la contrebasse et Jean-François Barbeau à la batterie.

 

 

j’ai une araignée au plafond
qui tisse le fil de mes déraisons
dans mon cerveau elle a fait sa maison
et parfois dans sa toile j’attrape des étoiles

elle habite un coin de mes pensées
et me tricote de drôles d’idées
elle m’invente des chemins de fortune
m’envoie batifoler sur la lune

j’ai une araignée au plafond
qui tisse la trame de mes passions
entre un caillou et une chanson
et quand elle fait la fête
j’ai d’la musique en tête

elle me trace des cartes routières
pour funambule en mal de mystère
des géographies crépusculaires
dans des mirages peuplés de chimères

j’ai une araignée au plafond
qui fait d’la dentelle avec mes questions
elle remplit mes trous de mémoire
quand la nuit est trop noire
elle me raconte des histoires

elle me brode des équations bizarres
aux antipodes du désespoir
des géométries de hasard
dans une horloge où il n’est jamais trop tard

j’ai une araignée au plafond
qui se faufile dans mes cogitations
et me refile des goûts d’évasion
et quand elle voyage
j’vous dis qu’ça déménage

elle me fignole des itinéraires
pour aventurière avec du caractère
du creux des volcans au cœur des déserts
sans passeport sans bousssole et sans repères

j’ai une araignée au plafond
qui met du tango dans mes inspirations
du rock’n’roll dans mes frissons
et quand elle se balance
elle me donne la cadence

elle est la folle du logis
mon assurance contre l’ennui
mon rire mon délire ma révolution
en équilibre sur de nouveaux horizons

j’ai une araignée au plafond
qui tisse le fil de mes déraisons
dans mon cerveau elle a fait sa maison
et parfois dans sa toile j’attrape des étoiles

j’ai une araignée au plafond
j’ai une araignée au plafond
j’ai une araignée au plafond…

 

Paroles et musique: © Francine Hamelin (SOCAN) (tiré de l’album L’envers des jours)

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Un bruissement d’ailes

 

il y aura une fête au bout de nos saisons
comme un bruissement d’ailes
dans le jour enluminé de vent

il y aura un printemps vaste comme la terre
il y aura un printemps dans l’infini des choses
au songe des maisons

il y aura nos victoires
il y aura nos défaites
ce que nous aurions voulu vivre
et ce que nous vivrons peut-être

nous passerons comme le vent

nul ne se souviendra de nous
mais qu’importe ah qu’importe

puisque le monde est un jardin
peuplé d’oiseaux

 

© Francine Hamelin (tiré de Comme aux jours de lumière)

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Infini

 

au bout du l’espace
un grand silence chante

tout est contenu
dans un grain de blé

 

© Francine Hamelin (tiré de Filigranes)

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Feuillage

 

j’écoute le feuillage parler de jardins suspendus
entre fougères et futaies
j’écoute le bois en cascades de sève et de pollen
parler de mousses et de parfums

l’arbre augure la forêt

 

© Francine Hamelin (tiré de Pour dire mon pays et ceux qui l’habitent)

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