Coûte que coûte

«Ce monde, vous savez, ce monde de grandes personnes, je n’en suis pas.»
(Katherine Mansfield)

naître d’une respiration du rêve
rêver jusqu’au dernier pas de la route
et partir sur le souffle infini du temps

coûte que coûte s’émerveiller
de toutes les infimes beautés de la Terre
même si tout doit disparaître
accepter l’éternelle impermanence
l’errance peut être joyeuse
il n’est d’inéluctable
que le chemin sans cesse inconnu

passée toute illusion
il me reste le rêve
cette liberté inaltérable
cette mémoire sacrée de la terre
des pierres et des arbres
des oiseaux et de l’eau
le devoir de rêver
et d’en porter le poids
et d’en porter la joie

je n’ai jamais su être une grande personne

© Francine Hamelin  (Le voyage inachevé)

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A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Le voyage inachevé, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Coûte que coûte

  1. barbarasoleil dit :

    Pour notre plus grand bonheur…
    Splendide
    Merci Francine
    Je t’embrasse très très fort

    Aimé par 1 personne

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