Planète

dans les cathédrales vives aux portes du matin
j’entends mille chants
mille rumeurs de vent
et mille cris d’amour au cœur des arbres fous
j’entends mille espérances et mille ailes d’oiseaux

j’avance lentement
parmi de rouges constellations
parmi des mondes de cristal pensif

j’avance doucement au rythme des herbes
j’interroge l’immensité des comètes et des regards
la profondeur des océans
et les rires des orangers

j’écoute une vaste beauté

quelles étoiles ont peuplé nos mains
quelle rose attentive aux fenêtres du jour
quel patient voyage au-delà des déserts
quelle planète avide d’apaisement
comme des sources ciselées dans le secret des sables

j’en appelle aux enfants des univers perdus
j’en appelle aux vitraux des jardins éclatés
aux signes éternels   aux musiques étranges
aux pays ruisselants d’oiseaux sauvages

j’entends mille espérances et un monde à aimer

© Francine Hamelin (Chants d’un siècle passager)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Chants d'un siècle passager, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Planète

  1. barbarasoleil dit :

    Ah mais que c’est beau
    que c’est beau!
    Merci Francine
    Je t’embrasse très très fort

    Aimé par 2 personnes

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.