Cela

cette course à l’absurde
entre des murs d’ombres
cette dévastation partout semée
pour assouvir jusqu’à plus soif
des désirs vains et vénéneux
ce grincement obsédant du temps artificiel
plus vite   toujours plus vite
vers d’obscures illusions

cela que vous nommez réalité
qui n’est qu’un simulacre d’existence
ces façades de faux bons sentiments
l’amour en toc en devanture
et ces mots qui ne disent rien
mais qui pèsent comme le plomb
en longue chute vers l’abîme

cela que vous nommez réalité
cette grande absence d’âme
ces solitudes en troupeaux
qui croient fuir la solitude
ce vacarme insensé
qui masque la peur du silence

ce n’est pas la vie

et je n’y habite pas

© Francine Hamelin (Transpercer le ciel)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Poésie, Transpercer le ciel. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

7 commentaires pour Cela

  1. barbarasoleil dit :

    L’absence d’âme, empoisonnée se love et devient boue…
    Quand l’âme ne se gaspille pas et lève des fleurs….

    Bonne journée MVL
    Et je t’embrasse cela va sans dire…

    Aimé par 1 personne

  2. franck dit :

    L’oeil perçant décape les croûtes cretines rappelle à la Source

    Aimé par 1 personne

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