Arbres blancs (reprise)

arbres blancs de décembre au cœur du mois d’avril
je vous donne à jamais des poignées de soleil
pour qu’au-dessus de vous des vols d’oiseaux sauvages
se fassent une ronde en se riant du temps
en se riant des vents et des jours et des neiges

et je trouve en vos âmes des astres beaux et denses
aux plages du silence comme des enfants fous
arbres blancs de décembre au creux de rêves rouges

quelle est cette présence qui vous relie à moi
en mes mains vos racines ont laissé des voyages
vos racines en moi s’ensevelissent d’air
arbres blancs de décembre au bout de mes artères

et quelle étrange vie a fleuri vos écorces
anémones de feu aux musiques du givre
quelle brûlante étoile a éveillé vos voix
arbres blancs de décembre au creux des transparences

 

© Francine Hamelin (tiré de Terre)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
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10 commentaires pour Arbres blancs (reprise)

  1. barbarasoleil dit :

    C’est beau
    Comme des poignées de soleil…
    Bonne journée Francine…

    Aimé par 1 personne

  2. Décidément j’aime beaucoup tout ce que t’inspire les arbres…

    Aimé par 1 personne

  3. rechab dit :

    Les oies sauvages
    sont du voyage:
    elles se rient des racines du ciel,
    qu’elles traversent à tire d’aile .

    Saura-t-on un jour ce qui les conduit
    vers d’autres terres fertiles
    à travers d’autres pays
    pour fêter du printemps l’avril ?

    Au plus profond du silence,
    des rêves rouges et oranges
    elles volent avec prudence,
    côtoient les âmes et les anges.

    Les crépuscules n’ont plus de mystère
    et contournent les branches :
    les arbres restent attachés à la terre
    sous un manteau de neige blanche .

    Les oiseaux sauvages
    à défaut d’une ronde de printemps
    poursuivent leur vagabondage
    s’appuyant sur l’air et les vents.

    Au dessus des contraintes et des lois.
    J’envie leur liberté et leur aisance
    Leur présence me relie à toi
    malgré la distance.

    Toi, qui es à l’autre bout de la terre,
    dans ces terres lointaines,
    attends -tu à ton tour l’hiver
    pour saison prochaine ?

    Que le message des oiseaux te parvienne,
    au-delà des nuages brodés de vermeil
    et la neige pour étrenne,
    je te donnerai avec , des poignées de soleils…

    RC

    Aimé par 1 personne

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