Refuge

je m’efface doucement du paysage
où s’agitent les ombres étranges
des existences chronométrées
dans une course vers l’inutile

cette nuit encore
j’irai me réfugier
dans la respiration de la Terre

et j’avancerai à son rythme
vers un silence qui m’emportera enfin
jusqu’aux racines du monde

 

© Francine Hamelin (tiré de Chants d’un siècle passager)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Chants d'un siècle passager, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Refuge

  1. jamadrou dit :

    oui, « je m’efface doucement du paysage
    et, au rythme de la respiration de la terre
    je m’approche du grand silence
    celui qui me portera vers les racines du monde. »

    J'aime

  2. Ping : Je vois ce que j’entends – Dans cet espace entre-deux, entre rêve et réalité, entre mots et couleurs, je partage de doux instants.

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