Feu blanc

j’ai marché sur des étincelles de givre
un grand feu blanc brûlait l’hiver
j’ai marché en compagnie des chevaux de frimas
et de cristal radiant
le pays grandissait à chaque pas
je n’avais pas froid
j’ai marché immensément
au-delà des chemins de la rose givrée des vents
le pays grandissait aux alentours
et s’épanouissait en moi
comme un silence délirant
pays intense
terre puissante
le fleuve était là quelque part
parmi ce flamboiement ardent
consumante blancheur bleutée
nulle balise ne délimitait le jour incendié
j’ai marché infiniment
parmi les soleils de décembre et les joyaux glacés
parmi les éclatantes pierreries de la poudrerie
le pays m’enfantait à chaque pas
au flambeau incandescent de l’hiver

 

© Francine Hamelin (tiré de L’argile et la flamme)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans L'argile et la flamme, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Feu blanc

  1. Beborem dit :

    Celle-ci aussi, je l’aime beaucoup, cela me ramène à ma prime enfance, dans ma campagne natale.

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.