Vent nocturne

l’océan de la nuit
comme vague affamée
pose sur les arbres ses mains
en frissons de givre

le vent mélancolique
abolit les rivages du visible
et les reflets fantomatiques
des jardins silencieux

les morts et les vivants
ressemblent à l’oubli
au verger des horloges
où les heures se disjoignent

là où le rythme des sèves
s’immobilise dans l’infini des songes

comme une inaccessible sonorité
que l’on poursuit
dans des musiques errantes
dans le périple vertigineux des étoiles
hors des mécanismes anodins
d’un pays passager
où pourtant rien n’est étranger

et mon âme s’enroule
aux marées de la nuit

 

© Francine Hamelin  (tiré de Terre)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Poésie, Terre. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Vent nocturne

  1. Jeandesantec dit :

    Je ne vous ai pas rendu visite depuis longtemps, et voila, un petit passage à votre porte et c’est l’enchantement….

    J'aime

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