Jardin hivernal

 

et si l’hiver était comme un grand jardin fou
pour les plantes irisées de givre et de douceur
grandissant vivement en se riant des jours
dans l’aveugle croissance de leurs racines blanches
plongeant jusqu’au silence d’origine lointaine
dans l’élan de leurs branches leurs scintillants feuillages
vers les soleils de glace et les étoiles pâles

et si l’hiver n’était qu’une vitre dormante
n’attendant que le signe d’une naissance neuve
et de l’appartenance à son rythme solaire

j’en ferais la chanson qui nous dirait encore
qu’il n’est point de désert en ce pays d’opale
que le sable d’ici a la couleur de l’eau
et que sous les cristaux qui tissent la fenêtre
se forme patiemment la trame des lumières

 

© Francine Hamelin (tiré de L’argile et la flamme)

 

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans L'argile et la flamme, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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