L’aveugle

arbres
mes belles demeures axées
sur le soleil souterrain
arbres au cœur de cristal
torches paisibles d’un hiver

mes doigts précèdent mes yeux aveugles
image d’eau sous mes paupières froides
roses
mes douces mortes
mes tendres mortes

un oiseau est venu se poser
au feuillage de mes doigts
un oiseau
une brise
un sourire d’enfant
une larme de joie
mon âme posée à même les racines de mes paumes
mes prunelles pétrifiées
sur l’espace évanoui

alors mon cœur éperdu s’est vu fleurir
au bout de mes mains tendues

 

© Francine Hamelin (tiré de Comme aux jours de lumière)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
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