Comme on part en voyage

 

partir   s’en aller au printemps
mourir comme on part en voyage
renaître au-delà de la peur
au coeur d’un oiseau de lumière

la musique est au fond du plus vaste silence
et toutes les saisons recommencent nos vies
de la racine à l’arbre et de l’arbre au soleil
avec nos coeurs à nu dans la beauté du jour

partir en enfantant l’espace
à chaque pas à chaque geste
aimer les fleurs sans les cueillir
mourir en devenant jardin

 

© Francine Hamelin  (tiré de Comme aux jours de lumière)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Comme aux jours de lumière, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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