L’été était venu

j’errais parmi les rêves de basalte bleu et de marbre
pendant qu’au creux du vent
des chants d’oiseaux réinventaient le monde

il me souvient des espaces où vous dormiez
sur les nefs errantes du sommeil
ô enfants du silence

c’était hier
ou peut-être le temps s’était-il perdu en d’autres lieux
et sur les promontoires nous regardions s’éloigner l’horizon
et j’interrogeais l’algue et la marée montante
une journée de mains tendues
de mains ouvertes

tant d’oiseaux ont chanté ce jour-là
tant d’enfants ont ri ce jour-là

il me souvient de vous
enfants sortis de votre long sommeil
sur cette plage où désormais nul n’était un étranger

c’était hier et demain
c’était un jour infini et éternel
j’en ai mémoire

l’été était venu
et nous regardions la mer
comme au premier matin du monde

© Francine Hamelin (tiré de Comme aux jours de lumière)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
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