Rêve

un soleil s’alanguit
et sur la place grise
mes fidèles statues
veillent la mort su jour

mes chiens au regard d’ambre
guettent les inconnus
qui aux portes s’attardent
et repartent bientôt

à la nuit mes statues
ferment leurs yeux d’ivoire
et leurs mains longues et belles
s’ensablent à demi de sommeil et d’ivresse

pendant que mes grands chiens
mes compagnons de solitude
reposent sur le marbre
d’une pâle fontaine

au matin mes statues
s’éveillent aux lumières
d’une aurore écarlate
et d’un astre levant

mes chiens rapides dans la plaine
rêvent de chemins bleus
de couleurs automnales
et de chants égarés

mes fidèles statues
par les journées sauvages
gardent dans leur cheveux de vent
le secret de leurs gestes

mes chiens aux yeux océaniques
posent leur tête brumeuse
sur le sillage imaginaires
des impossibles voyages

 

© Francine Hamelin (tiré de Les heures de sable)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Les heures de sable, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Rêve

  1. Très beau Francine…!

    Bonne journée
    Manouchka

    J'aime

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