La fièvre

dans les jardins de la fièvre
l’esprit d’un enfant s’embrasa

les heures fulgurantes tombaient une à une
et allumaient dans l’ombre nocturne
de surprenants feux d’artifices
d’étincelantes lueurs dans l’obscurité

l’enfant jouait avec les sabliers

et ses rêves de braise vive
consumèrent le temps fantasmagorique
et les fleuves de l’aurore
chantèrent en ses veines
comme un sang fragile et pourtant mûr

-et comme une opale
la voix de l’eau captait toutes les lumières
et déroulait ses phrases de couleurs
dans l’immensité-

et l’enfant riait dans les jardins de la fièvre
dans la limpidité des songes
et des roses nouvelles

esprit d’écume brûlante
au seuil d’un océan inconnu
l’enfant jouait avec le sable
et les secondes une à une
coulaient entre ses doigts
et les siècles
comme une cascade
glissaient entre ses paumes

dans la fièvre
dans les jardins infinis de la fièvre

palpitante et défaite
la nuit recula

 

© Francine Hamelin (tiré de La femme envolée et autres poèmes du feu et de la soif)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans La femme envolée et autres poèmes du feu et de la soif, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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