Tu ne reverras plus

Pour un ami en allé…

 

tu ne reverras plus tous ces grands bateaux morts
que nous prenions parfois pour des fleurs épanouies
aux rivages solaires d’un espace trop rouge
tu ne reverras plus tous ces grands bateaux sombres

les oiseaux les brisèrent de leurs ailes étranges
et les moissons d’orage gardèrent leur secret
au profond de l’aurore le passé nous revient
les oiseaux d’aujourd’hui ne brisent que le vent

tu ne reverras plus les pierres de citadelles
que nous prenions parfois pour des musiques folles
aux heures crépusculaires des villes fluviales
tu ne reverras plus les pierres du silence

les marées d’or massif firent entendre leur voix
et les forêts brûlées tombèrent dans le soir
dans l’ivresse de l’ombre le passé nous entoure
les marées d’aujourd’hui ne sont plus que chimères

 

© Francine Hamelin  (tiré de Tristesse de pierres)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Poésie, Tristesse de pierres. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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