Comme partaient les oiseaux

comme partaient les oiseaux
au vent de l’automne
comme s’effaçaient les temps innombrables
aux racines de nos mains
nos regards cherchaient
une terre d’enfance
où resplendissaient les marées mortes
sur le rivage millénaire

comme pâlissaient les profondeurs marines
dans les brumes-feuillages
comme mouraient les soirs
au fil des saisons sauvages
nos voix-arbres s’arrêtaient
pour tromper les heures lentes

comme se perdent les ans
à la couleur des jours
comme s’ennuient parfois
les chemins familiers
nos visages se sont endormis
racines de tempête
dans les blés de la terre

 

© Francine Hamelin (tiré de Les heures de sable)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Les heures de sable, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Comme partaient les oiseaux

  1. barbarasoleil dit :

    c’est très beau, Francine…

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.