Horizons

parmi les multiples horizons
d’une cathédrale de terre et de blé
peut-être
serons-nous un jour
frères du vent
et de l’enfant
et de l’oiseau-cristal
qui apprivoise la vie
au long d’une infinie musique

peut-être
serons-nous alors
êtres-arbres
enracinés à l’univers
terre et soleil
frères du vent et de l’espace
au-delà des horizons sans nombre

le jour
sera un jardin
peuplé de vie

nous réinventerons l’enfance

pour découvrir la porte du matin
au détour de nous-mêmes

et peut-être arriverons-nous
au bout de ce voyage extrême
en sachant dire enfin je t’aime
à ceux que nous rencontrerons
frères du soleil
et d’un même rêve
au long du long chemin du temps

peut-être

 

© Francine Hamelin (tiré de Chants d’un siècle passager)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Chants d'un siècle passager, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Horizons

  1. Jeandesantec dit :

    En écho à votre poème:

    Ce que savent les arbres
    nous l’avons oublié
    nos mémoires sont de sable
    nos vies sont de papier
    il faudrait être vague
    encre dans l’encrier
    parler comme l’érable
    au vent ou bien tremper
    dans l’âme bleue du ciel
    l’ombre d’un peuplier
    et peindre les nuages
    pour ne plus oublier.

    JD

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