Septembre

les quais délaissés par les grands navires
s’allument de possibles départs
et le monde nous tresse en son secret sommeil

je me perds parfois aux carrefours du temps

il est de longs jours chavirés
au goût de s’égarer
il est des jours d’horizon qui bascule
dans les légendes d’îles

dans la nudité du soleil
septembre ressemble à l’été
aux musiques gravées sur les trottoirs de craie

septembre a traversé larmes et rivières

au bout de mes mains
mon âge m’échappe comme un écho fluide

à bout de semaine il neige des brumes
dans leurs astres de dentelles

nous parlons de vignes sauvages
de lieux magiques et de lilas
nous découvrons des routes mystérieuses
comme des parfums
à l’envers des reflets

j’erre à perte d’oubli
mes mains effleurent des moissons innombrables

il est des jours de vaste rêve
au goût de se réinventer

 

© Francine Hamelin (tiré de Et toutes mes enfances renaîtront…)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Et toutes mes enfances renaîtront..., Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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