Tout le désert à traverser

«On peut mourir d’être immortel».
Nietzsche

 

tout le désert à traverser
pour nous séparer de nous-mêmes
toutes les statues du jour à briser
pour ne plus chercher une fausse lueur sur les marbres

l’enfant triste libère le songe

nous vidons nos mains de toute impatience
nous avons dépassé la forêt des paroles
nos corps-transparences s’évaporent sous les multiples et vagues soleils
nos regards ne s’arrêtent plus à la muraille de notre existence

nous n’avons plus que la fragilité
de nos invisibles musiques
et de notre naissante immortalité
et nous y survivons à peine

 

© Francine Hamelin (tiré de Les heures de sable)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Les heures de sable, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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