Pour la vie

je traverse le seuil des songes rouges
et la venteuse demeure des oiseaux égarés
dans la secrète soif qui habite mon âme et ma folie
sous le temps immobile et le destin changeant
et la fragilité

ah je ne veux que briser les miroirs gris
où s’effilochent les apparences
défaire le temps
ou l’endormir

je ne veux qu’ouvrir la porte des mystères

autour de moi
comme des cœurs fous
battent les cités hallucinées
en chaque être exilé déraciné bafoué

autour de moi
comme un grand éclatement vivant
chante une rivière ruisselante
pour la beauté de chaque être
dans l’amour

enfant de cristal bleu
je demeure au bord des larmes et des rires
mais quelque part comme des lampes
tes yeux veillent aux fenêtres crépusculaires

je ne veux que faire reculer la mort
à grands coups de musique
et renaître au creux des marées sauvages

je ne veux que semer mon cœur
en quelque jardin magique
pour qu’y grandissent
des enfances luisantes
et des silences respirants

 

© Francine Hamelin  (tiré de La femme envolée et autres poèmes du feu et de la soif)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans La femme envolée et autres poèmes du feu et de la soif, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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