Quand les chevaux de l’aube…

 

quand les chevaux de l’aube descendent des collines
entraînant avec eux des reflets d’orient
lorsque les paysages sont traversés d’oiseaux
dont les chansons résonnent en ruisseaux fulgurants

quand des voiliers éclos comme des fleurs solaires
jaillissent du silence en échos d’archipels
quand le temps suspendu aux songes des musiques
s’imagine un instant qu’il est éternité

quand une vague glisse en son rêve d’écume
comme un parfum sauvage aux dunes opalines
lorsque dans les forêts l’or léger d’un soleil
s’inquiète d’une source ou d’une fleur fragile

quand des levers d’étoiles dans les arbres de cuivre
déposent des joyaux en rouges étincelles
quand un jardin s’étonne d’une rose des vents
parmi les herbes bleues et les pierres sensibles

j’écris une parole au secret d’un pays
j’écris une parole de tendresse infinie
et s’ouvre une saison que l’amour illumine
comme un flambeau de blé à la glèbe des nuits

 

© Francine Hamelin (tiré de L’argile et la flamme)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans L'argile et la flamme, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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