Comme un chant d’espoir

 

enfant des temps d’acier aux horloges étranges
la ville est à l’envers et nul n’y vient chanter
les oiseaux fous d’amour ont fui la nuit de fer
aux balcons du silence s’accroche encore le vent

enfant aux yeux liquides comme une eau trop fuyante
dans cette foule dense l’absence où tu te noies
au pays quadrillé d’un fleuve qui déroule
ses flots ses mouvements ses houles sur les rivages des trottoirs

fenêtres aux yeux crevés demeures aux regards vides
et falaises de verre comme un écho mourant
que s’apaise le cours des ombres en déroute
le temps qui glisse sous l’argile de tes doigts

enfant des cités grises et des jardins d’asphalte
que tournent les couleurs des saisons éphémères
j’allumerai pour toi le versant des montagnes
dans l’or des peupliers la pourpre des érables

enfant des temps en ruines et des vies égarées
j’allumerai pour toi le coeur des paysages
des jardins d’améthyste où le temps vagabonde
et des arbres-flambeaux au ventre des brouillards

j’allumerai pour toi la braise d’un soleil
aux branches d’un mélèze dans le cuivre des herbes
et comme un chant d’espoir sur une ville noire
j’allumerai pour toi de grands oiseaux de feu

 

© Francine Hamelin  (SOCAN)

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A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
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