Dans un coin de silence

plus rien ne me retient aux portes du silence
ô matins de soleil bleu
je ne ferme plus les yeux
mes mains sont tendues à jamais
ou peut-être à toujours
et j’oublie la fatigue du temps
plus rien ne me blesse le coeur
j’habite le vent du large
j’habite la patience de la terre
je suis ici
debout
comme un arbre
je ne sais rien
je ne suis rien
j’apprends à mourir
j’apprends à naître
j’apprends à ne pas me retourner

dans un coin de silence
un enfant rêve
qu’il est un oiseau

 

© Francine Hamelin  (tiré de Comme aux jours de lumière)

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
Cet article a été publié dans Comme aux jours de lumière, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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