Les déesses de mon enfance

À ma mère, femme merveilleuse, qui vient de s’en aller. La mort n’est qu’un pas de la danse…

 

Avec Laren Bélec à la guitare acoustique et Gabi Macaluso à l’accordéon.

 

 

enfance ma valse lente
dans les forêts du temps
je vous ai dansée doucement
et vous m’avez tourné la tête
enfance mon ivresse
j’ai bu votre saison
comme une eau de lumière
comme une source folle

et ma grand-mère grande déesse
dans les jardins du jour levant
m’apprenait la chanson du vent
le nom des fleurs et la sagesse
et l’amour de la terre
et la beauté de toute vie
dans le respect de l’univers
dans l’harmonie et la magie
si je ne crains pas de vieillir
c’est à cause de son sourire
et dans le silence des nuits
je me souviens toujours
de sa tendresse

enfance sauvagesse
qui savez parler aux oiseaux
de vous j’ai connu le langage
des pierres des herbes des ruisseaux
j’avais rendez-vous dans l’aurore
avec mes frères les bouleaux
j’avais des cailloux pour trésor
et des nuages pour château

et ma grand-mère grande déesse
prenait ma main et m’emmenait
voyager parmi les secrets
de cette terre qu’elle aimait
me disait que le temps
n’est jamais ce qu’on pense
me disait que la mort
n’est qu’un pas de la danse
et que toutes les saisons
toujours nous recommencent
des racines au soleil
des feuillages aux fruits
de l’arbre à l’infini

enfance casse-cou
qui avez déployé vos ailes
sur les chemins des rêves fous
l’aventure des forêts si belles
de vous mon âme aura appris
à garder le goût des merveilles
à rester sans cesse rebelle
à vouloir défaire la nuit

et ma mère consolait mes peines
soignait mes genoux écorchés
et tout au long de mes semaines
était toujours là pour m’aimer
elle m’a appris à écouter
la voix de l’âme sous les mots
et la musique et le silence
qui n’ont jamais besoin de drapeaux
à ne pas vivre d’apparences
car le coeur n’est jamais de trop
et cet amour qui nous lie
reste encore aujourd’hui
mon immense richesse

et c’est ainsi que j’ai grandi
entre le femmes de ma vie
belles sorcières grandes déesses
dont l’esprit m’a donné pays
enfance douce magicienne
je garde votre poésie
comme un feu profond dans mes veines
vous embrasez toute ma vie

enfance ma valse lente
dans les forêts du temps
je vous ai dansée doucement
et vous m’avez tourné la tête
enfance mon ivresse
j’ai bu votre saison
comme une eau de lumière
comme une source folle

 

Paroles et musique :©  Francine Hamelin (SOCAN) (tiré de l’album L’envers des jours)

 

A propos Francine Hamelin

Écrivaine, peintre, sculpteure de pierre, auteure-compositrice-interprète.
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10 commentaires pour Les déesses de mon enfance

  1. Touchantes paroles. Je revois un peu, de ma tendre enfance, et ma mère qui me manque depuis si longtemps.
    Merci, Francine.

    Aimé par 1 personne

  2. PIERRE dit :

    Tellement beau

    Merci Francine

    Aimé par 1 personne

  3. PIERRE dit :

    J’écoute souvent  » Les déesses de mon enfance »
    C’est magique
    Merci Francine

    Aimé par 1 personne

  4. PIERRE dit :

    Si pur
    de cette existence si profonde
    Cette douceur cette voix
    et cette mélodie qui m’emmènent
    au coeur du coeur

    Merci à vous et aux deux Déesses

    Aimé par 1 personne

  5. bouzou dit :

    Tout simplement MAGNIFIQUE !

    Aimé par 1 personne

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